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Facettes esthétiques

Réussir une facette, c'est la faire oublier.

Une facette ne remplace pas une dent : elle en corrige la surface. Toute sa difficulté tient dans cette épaisseur : quelques dixièmes de millimètre qui doivent restituer la translucidité, la texture et le comportement optique d'un émail naturel.

Une facette juste ne se remarque pas. C'est le sourire qui se remarque.

Facettes en céramique réalisées par le laboratoire Labo Dayco

Vue d'ensemble

Une pièce mince, un résultat qui ne pardonne pas

La facette est une pellicule de céramique collée sur la face visible d'une dent préparée a minima. Elle corrige la teinte, la forme, la position apparente ou l'état de surface, sans recouvrir la dent entière comme le ferait une couronne.

Sa finesse est à la fois son intérêt et sa contrainte. À cette épaisseur, le support transparaît : une dent fortement dyschromiée ne se masque pas par une pièce de quelques dixièmes de millimètre sans en augmenter l'opacité, donc sans perdre en naturel. Le rapport entre la teinte du support et le résultat attendu se traite avant de préparer, pas après.

Sa tenue repose entièrement sur le collage. Une facette n'est pas retenue mécaniquement : c'est l'interface collée qui la solidarise à la dent et lui donne sa résistance d'usage. Un collage conduit hors champ opératoire correct compromet une pièce par ailleurs irréprochable.


À cette épaisseur, le support transparaît. Masquer un écart de teinte se paie toujours un peu en naturel.

Matériaux Feldspathique · Vitrocéramique
Technique Stratification
Assemblage Collage

Avant / après

Ce que la comparaison montre,
et ce qu'elle cache.

Une image « après » isolée ne dit rien : c'est l'écart avec la situation initiale qui a du sens.


Les photographies « avant » et « après » sont prises dans les mêmes conditions : même cadrage, même éclairage, même exposition.

Situation initiale : dents antérieures dyschromiées, avant facettes
Résultat après pose des facettes, même cadrage, même éclairage
Avant Après

Indications

Ce que la facette corrige réellement.

La facette répond à des motifs de correction précis. Elle n'est pas une solution universelle à un sourire jugé insatisfaisant.

  • 01
    Dyschromie résistante à l'éclaircissement Coloration intrinsèque qui ne répond pas ou plus au traitement d'éclaircissement. L'ampleur de l'écart de teinte à corriger conditionne le choix du matériau.
  • 02
    Anomalie de forme Dent conoïde, dent de forme atypique, dent trop courte ou trop étroite dans son environnement. La facette réécrit un contour.
  • 03
    Fermeture de diastème Espace entre les dents antérieures que l'on souhaite fermer sans traitement orthodontique. Le résultat dépend de la largeur à combler et de son partage entre les dents.
  • 04
    Usure des bords libres Bords incisifs érodés ou abrasés, avec perte de la ligne du sourire. La facette restitue la longueur, sous réserve d'une occlusion compatible.
  • 05
    Fêlures et défauts de surface Craquelures, altérations superficielles de l'émail, restaurations antérieures vieillies et visibles.
  • 06
    Alignement apparent Correction visuelle d'une malposition légère, quand un traitement orthodontique n'est pas retenu. Solution de compromis, à poser comme telle.

Matériaux

Deux voies,
deux logiques de fabrication.

Deux voies, deux logiques de fabrication.

Céramique feldspathique stratifiée


Mise en œuvre
Montée par couches successives par le prothésiste, cuite progressivement.
Rendu optique
Le plus haut niveau accessible : gradients, effets de bord, translucidité maîtrisée zone par zone.
Indications
Unitaire antérieure au milieu de dents naturelles, cas où la fidélité optique prime sur tout.
Ce qu'il faut savoir
Le résultat dépend directement de la richesse des informations transmises. C'est un travail de main, et il se nourrit de photographies.

Vitrocéramique


Mise en œuvre
Pièce usinée ou pressée, éventuellement complétée d'une stratification vestibulaire partielle.
Rendu optique
Élevé, avec une grande régularité d'une pièce à l'autre.
Indications
Facettes multiples, secteurs où la cohérence d'ensemble prime sur l'unicité.
Ce qu'il faut savoir
La reproductibilité est son atout majeur sur un projet à plusieurs dents. Elle se colle, comme la feldspathique.

Le laboratoire travaille la céramique feldspathique stratifiée en Creation CC (Creation Willi Geller) et la vitrocéramique en IPS e.max (Ivoclar Vivadent).

Le détail

Ce qui fait passer une pièce pour une dent.

Ce qui se décide avant la fabrication.

Projet esthétique préalable

Maquette de la forme et de la longueur souhaitées, validée avant toute préparation. Sur un cas multiple, c'est le seul moyen de préparer en fonction du volume final.

Teinte finale et teinte du support

Deux informations distinctes et toutes deux nécessaires. C'est leur écart qui détermine l'opacité que la pièce devra avoir.

Degré de translucidité

Du plus translucide, qui laisse voir le support, au plus opaque, qui le masque. Ce curseur est le compromis central de la facette.

Texture de surface

Reproduction des reliefs et micro-reliefs de la denture voisine. Une facette parfaitement lisse ne renvoie pas la lumière comme une dent naturelle et se repère, même bien teintée.

Dessin du bord incisal

Longueur, transparence du bord, éventuels lobes. C'est le détail qui signe le naturel ou l'artifice.

Caractérisations

Taches, craquelures, halos, colorations discrètes. Sur un patient d'âge moyen, une dent trop parfaite paraît fausse à côté de ses voisines.

Cas d'utilisation

Trois demandes qui se ressemblent,
et ne se traitent pas pareil.

Trois demandes qui ressemblent à la même, et qui ne se traitent pas pareil.

Cas 01

Une seule facette au milieu du sourire

Problématique Restaurer une incisive isolée entre des dents naturelles qui resteront la référence visible, en permanence, à côté.
Solution Feldspathique stratifiée, capable de reproduire un gradient de teinte et un comportement optique fidèles au voisinage immédiat.
Ce qui compte C'est le cas le plus exigeant qui soit. Photographies du secteur, teinte relevée avec teintier en bouche et description des particularités de la dent voisine ne sont pas des compléments : ce sont les données de base.
Cas 02

Facettes multiples sur le secteur antérieur

Problématique Reprendre plusieurs dents ensemble. La contrainte se déplace : ce n'est plus la fidélité à une voisine, c'est la cohérence de l'ensemble et la ligne du sourire.
Solution Projet esthétique établi et validé avant toute préparation, puis conception des pièces à partir de ce projet.
Ce qui compte Le projet préalable est ce qui distingue un résultat maîtrisé d'un pari. Il permet aussi de préparer en fonction du volume final, et non l'inverse.
Cas 03

Support fortement dyschromié

Problématique La teinte du support est très éloignée du résultat souhaité, alors que la facette n'aura que quelques dixièmes de millimètre pour l'absorber.
Solution Augmentation de l'opacité de la pièce, réduction plus marquée, ou reconsidération de l'indication vers une couronne selon l'écart à couvrir.
Ce qui compte La transparence sur ce point est déterminante avant de commencer : au-delà d'un certain écart de teinte, le masquage se paie en perte de naturel. La teinte du support doit être communiquée au laboratoire.

Le projet

Le projet avant la préparation.

Sur une facette, l'ordre des opérations n'est pas une préférence de méthode. Préparer avant d'avoir défini le volume final revient à décider du résultat sans l'avoir vu.

Photographie à fournirL'analyse du sourire : photographie à fournir. Format vertical.
Photographie à fournirLe projet : photographie à fournir. Format vertical.
Photographie à fournirLa préparation : photographie à fournir. Format vertical.
Photographie à fournirLa fabrication : photographie à fournir. Format vertical.
Photographie à fournirLe collage : photographie à fournir. Format vertical.
Photographie à fournirL'analyse du sourire : photographie à fournir. Format vertical.
01

L'analyse du sourire

Photographies, relevé de teinte, observation de la ligne du sourire et du soutien labial. Sur une facette, la photographie n'est pas un supplément documentaire : c'est le support d'information principal du prothésiste.

Photographie à fournirLe projet : photographie à fournir. Format vertical.
02

Le projet

Maquette du résultat souhaité, en forme et en longueur. Elle sert à valider avec le patient, et elle sert au praticien de guide de réduction.

Photographie à fournirLa préparation : photographie à fournir. Format vertical.
03

La préparation

Réduction pelliculaire, conduite en fonction du projet validé et de l'épaisseur nécessaire au matériau retenu. Le sur-délabrement est ici la faute la moins rattrapable.

Photographie à fournirLa fabrication : photographie à fournir. Format vertical.
04

La fabrication

Stratification ou usinage selon le matériau, puis caractérisation et texturation de surface. C'est l'étape où se joue tout ce qui fera passer la pièce pour une dent.

Photographie à fournirLe collage : photographie à fournir. Format vertical.
05

Le collage

Champ opératoire, traitement de l'intrados, protocole d'assemblage. Le collage fait partie du résultat : il n'y a pas de rétention mécanique à laquelle se raccrocher.

Galerie

Le détail, à la bonne distance.

Une facette se juge de près : texture, bord incisal, comportement en lumière rasante. La galerie accueillera les macrophotographies du laboratoire.

Photographie à fournirVue d'ensemble d'un secteur antérieur terminé.
Photographie à fournirDétail du bord incisal en lumière rasante.
Photographie à fournirTexture de surface, gros plan.
Photographie à fournirFacette isolée, hors bouche.
Photographie à fournirContrôle de la translucidité sur fond noir.

Données nécessaires

Sur une facette,
la photographie vaut l'empreinte.

Sur une facette, l'information visuelle vaut autant que l'empreinte.

  • Empreinte du secteur préparé, physique ou fichier STL
  • Empreinte de l'arcade antagoniste et enregistrement de l'occlusion
  • Photographies du sourire : de face, de profil, en gros plan du secteur
  • Photographie avec teintier en bouche, à côté des dents de référence
  • Teinte souhaitée ET teinte du support préparé
  • Projet esthétique ou modèle de référence, s'il en existe un
  • Particularités à reproduire : texture, caractérisations, dessin du bord incisal

Questions fréquentes

Les questions qui reviennent.

La facette corrige une face visible, la couronne recouvre la dent entière. Le choix se fait sur le délabrement et sur l'écart de teinte à couvrir. Une dent peu délabrée avec une correction optique modérée relève de la facette ; une dent très dyschromiée ou fortement délabrée sort de son domaine.

Sur un cas unitaire discret, on peut s'en passer. Sur un secteur antérieur multiple, non : sans projet validé, la réduction est décidée sans connaître le volume final, et la forme définitive se découvre à l'essayage. Le projet permet aussi de montrer au patient ce qu'il obtiendra.

Elle dépend du matériau, de l'écart de teinte à masquer et de la correction de forme demandée. Une correction importante appelle plus d'épaisseur, donc plus de réduction : c'est l'arbitrage central du cas et il se pose avant la préparation.

Le contexte de parafonction est un point de vigilance majeur : la facette est mince et collée, et supporte mal des contraintes répétées hors fonction. Il doit être signalé à la prescription, car il peut orienter le matériau ou l'indication elle-même.

Sur ce type de cas, c'est même déterminant. La teinte relevée seule ne dit rien de la texture, des caractérisations ni du comportement optique des dents voisines. Une série de photographies bien exposées change le résultat.

Un secteur antérieur à reprendre ?

Faites-nous voir le cas avant de préparer. Sur un projet multiple, définir le volume final d'abord change tout : la réduction se décide alors en connaissance de cause.